Accueil Carnets de voyage Mégapole & Coin perdu
0

Mégapole & Coin perdu

20180722_113504
20180722_093053
20180720_143603
20180722_092952
20180720_143632
20180719_095054
20180715_133147
20180713_090740
20180703_143438
20180628_143552
20180706_193924
20180628_133502
20180622_104916
46
0
Bangalore

Pourquoi est-ce j’atterris à Bangalore ? D’une part, j’ai bien aimé le sud de l’Inde que j’ai visité pendant un mois avec ma sœur et d’autre part, c’était la destination la moins cher en Inde depuis Katmandou. Mon vol est direct et j’arrive en milieu d’après-midi à l’aéroport de Bangalore. Une fois mes bagages récupérés, je sors et on me propose des taxis à tarifs prohibitifs. Mon ancienne carte sim ne fonctionne plus, je ne peux donc pas réserver un Uber. Je fais un peu le tour du parking, pour voir si je ne peux pas trouver une solution. Il se trouve qu’il y a un emplacement spécial réservé à Uber. Je vais voir un gars avec un t-shirt Uber, il me partage sa connexion et je peux en commander un depuis mon application pour trois fois moins cher que le taxi.

Je loge à l’auberge « Backpacker Panda » que j’ai choisi sur Internet. Je n’ai rien prévu du tout donc je ne sais pas combien de jours je vais rester. Le quartier n’est pas touristique du tout, je ne croise presque aucun étranger. Même à l’auberge, il n’y a que des indiens. Mais j’aime bien l’atmosphère. Je visite un peu, je teste plusieurs restaurants pour finalement trouver mes favoris dont l’un est typiquement indien. On y mange des idli (sorte de galette de riz), des dosas (mon préféré), et autre street food. J’ai aussi trouvé mon bar à jus de fruit où je peux me commander jus de mangue, banane, etc. pour environs 40 centimes d’euros.

Comme c’est actuellement la coupe du monde, je prends l’habitude d’aller voir un match chaque jour dans un bar restaurant libanais. Ça augmente un peu mon budget mais j’aime bien mon rendez-vous quotidien. Au bout de quelques jours, je commence à bien connaître le quartier. Je ne fais pas grand chose si ce n’est une session de « Sound Healing », sorte de massage vibratoire à l’aide des bols tibétains et une formation Reiki. (Si tu ne sais pas ce que c’est, tu peux chercher sur internet, ce sera mieux expliqué que moi)

10 jours sont passés et j’ai rendez-vous plus au sud avec Pintu chez qui j’avais passé trois jours deux mois plus tôt. Il m’a envoyé un mail lorsque j’étais au Népal pour me dire qu’il était en train d’acheter un nouveau terrain. Alors je ne sais pas trop où on sera exactement, mais c’est aussi ça l’aventure. Je prends un bus de nuit. Le trajet dure environ 10 heures. Le bus va jusqu’à Kodaikanal, mais je demande à descendre une demi-heure avant, à Perumal Malai où je dois retrouver Pintu. La dernière heure de trajet est dans les montagnes et le chauffeur conduisant hyper mal, je ne me sens pas très bien. Finalement, on arrive et je descends en récupérant mon gros sac qui était en soute. Pintu ne semble pas encore être arrivé donc je vais dans le premier teashop que je trouve pour me prendre un thé. Au moment de payer, PANIQUE, mon portefeuille n’est pas dans ma poche. Je le garde pourtant tout le temps sur moi, car ma poche a une fermeture éclair. J’ai tout dans mon portefeuille. Passeport, plusieurs cartes bleues (même si j’en ai d’autre de secours dans mon gros sac), environ 250€ en liquide que je venais de retirer car sachant qu’il n’y a pas beaucoup de distributeurs ici, et quelques autres papiers comme mon permis, etc. Bref, pendant quelques minutes, je ne sais pas quoi faire du tout, je n’ai pas de réseau sur mon téléphone. Finalement, les Indiens du tea shop me voyant un peu en panique me demande ce qu’il se passe. Je leur explique que j’ai du oublié mon portefeuille dans le bus. Ils essaient d’appeler la compagnie sans grand succès. Quelques minutes plus tard, un bus de la même compagnie passe et mes nouveaux amis l’arrêtent pour leur expliquer la situation.

Je monte dans le bus et me concentre pendant une demi heure pour ne pas vomir, tellement le chauffeur prend les virages hyper vite.
Lorsque j’arrive à Kodaikanal, je demande à un mec de la compagnie de m’amener vers mon premier bus. Le chauffeur et son collègue ont déjà presque terminé de nettoyer le bus et ont refait tous les lits. Je leur demande s’ils n’ont pas trouvés un portefeuille mais ils répondent par la négative. Je cherche dans tous le bus et trouve seulement 4500 roupies par terre sous un des lits (environ 50 €).

Je commence à me refaire la scène. On s’est arrêté dans la nuit et j’ai acheté de quoi manger. J’ai du oublier de refermer ma poche et mon portefeuille à du tomber pendant que je dormais. Quelques billets se sont échappés et quelqu’un à du le trouver et le prendre. Je suis dégouté. Je m’imagine déjà devoir rentrer en France prématurément. A ce moment là, je ne panique même plus. Aussi bizarre que ça puisse paraître, alors que la situation est complètement désespérée, j’ai comme l’intuition que je vais finir par le retrouver. Peut être que quelqu’un va l’apporter au poste de police ? Sait-on jamais. Finalement, je tente un dernier truc en jouant la comédie et expliquant au chauffeur à quel point c’est grave si je n’ai pas mon passeport. Je lui explique que je m’en fou de l’argent mais que le passeport est hyper important. Je me dis que si c’est eux qui l’ont, peut être vont-il glisser le passeport quelque part pour que je le retrouve. Après ça, je sors du bus 5 minutes. Ils reviennent vers moi et me demandant de refouiller le bus une dernière fois au complet et insistent pour que je regarde bien sous les matelas. Je m’exécute et ALLELUIA je retrouve mon portefeuille sous un matelas. Tout l’argent est là, il ne manque rien … Je cherche même pas à comprendre, je leur file un billet de 500 et je pars.

C’est la première fois que ça m’arrive dans mes voyages. Je pense pourtant faire assez attention, mais j’ai baissé ma garde car je n’étais pas très bien dans le bus. Ca me servira de leçon.

Pethuparai

Je reprends un taxi, retourne à Perumal Malai et retrouve Pintu. Pour l’instant, il est toujours au même endroit que la dernière fois. Mais il m’explique que le propriétaire veut finalement revenir ici d’ici une semaine et qu’on devra aller ailleurs. On verra bien. Ca fait du bien de retrouver le calme. Je plante quelques graines que j’ai ramenées du Népal et je lui en donne quelques unes. Je l’aide à construire une cabane avec vue sur la rivière qui passe en bas du terrain. Le fils du propriétaire passe un jour et nous dit qu’on peut rester au moins une semaine de plus. Je continue à planter des graines, à construire un emplacement pour les fraisiers. Il faut avouer que c’est assez tranquille, alors j’en profite aussi pour méditer, lire et regarder quelques vidéos sur mon pc. Pintu a des problèmes avec le terrain qu’il essaie d’acheter. Il y a deux propriétaires qui revendiquent le même terrain. Pendant ce temps, on apprend qu’on peut rester plus longtemps ici. Je me lance alors dans la construction d’un abri pour les tomates. Avec la mousson, il y a trop de pluie pour elles. Je fais ma structure avec le bois qu’ils viennent de couper et le toit avec du bambou, comme appris au Népal et une bâche plastique.

Comme c’est la coupe du monde, on regarde quelques matchs sur un écran de téléphone … quand il y a du réseau. Pour la finale, on va chez des amis de Pintu à Kodaikanal. Quelle soirée, on est champion du monde !!

Commentaires Facebook

commentaires

LAISSE UN COMMENTAIRE

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *