Cinq étoiles

Cinq étoiles

Cinq étoiles

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Je retourne à l’auberge Backpacker Panda. Je commence à avoir mes habitudes. J’y retrouve plusieurs indiens qui restent là plusieurs semaines ou mois car ça leur coûte moins cher que de prendre un appartement. J’y retrouve aussi des voyageurs qui étaient là il y a quinze jours, qui ont fait un tour comme moi et qui sont revenus. Je ne sais pas si c’est dû à quelque chose que j’ai mangé mais je ne me sens pas bien du tout pendant une journée et je reste au lit. Comme on commence timidement à entendre parler du coronavirus, j’espère que ce n’est pas ça. Il semble que non car je vais bien mieux dès le lendemain.

Aniss arrive à l’auberge dans la nuit. On reste une nuit supplémentaire et le soir suivant, on prend le train de nuit pour Hampi, au nord. Comme il est là pour moins de deux semaines, j’ai prévu un programme en fonction des distances et des choses sympa à voir. J’étais déjà venu à Hampi il y a deux ans. Malheureusement, le weekend où on arrive, toute la rue principale est en train de fermer. Il semble que toutes les guesthouse sont construites sur des terrains agricoles. je ne sais pas pourquoi il n’y a pas eu de problèmes pendant des années. Quoi qu’il en soit, l’endroit est beaucoup plus calme. On arrive à trouver un logement un peu plus loin grâce au scooter que l’on a loué.

On prend un tuktuk pour une journée afin de visiter les temples anciens qui se trouvent de l’autre coté de la rive. L’autre journée, on se balade en scooter, notamment au lac. On ne reste que deux nuits puis on prend cette fois-ci un bus de nuit jusqu’à Gokarna, sur la cote ouest. Aniss a fait craquer le budget et nous a réservé une chambre dans une villa magnifique, Kahani Paradise. Certainement le plus bel endroit que j’ai pu faire.

A la descente du bus, il est trois heures du matin. Le tuktuk nous dépose sur une plage et nous explique que l’on doit continuer à pied. Un peu bizarre pour un hôtel de ce prix qu’il n’y ait pas une autre façon d’y accéder. Il a surement voulu faire au plus court vu qu’on a négocié le prix.

Sur cette plage, on y croise un groupe de jeunes indiens en train de passer une soirée au bord d’un feu de camp. On reste plus ou moins deux heures avec eux. On utilise ensuite Google maps pour se diriger, mais ça nous fait passer dans une forêt. De nuit, ce n’est pas hyper rassurant. On arrive finalement par arriver à l’hôtel, par une entrée “non officielle”. Les deux gardes de sécurités, en nous voyant les deux backpackers que nous sommes, nous indiquent que l’on s’est trompé, que l’on n’a pas le droit d’être ici.

On leur assure qu’on a bien une réservation et leur montre sur le téléphone. Ils ont du mal à y croire, vu que nous ne ressemblons pas à la clientèle habituelle. Finalement, ils s’excusent et nous proposent de rejoindre notre chambre car elle n’est pas occupé. On passe une journée à vraiment kiffé ce petit paradis.

Toutes les bonnes choses ont une fin. On part en Tuk Tuk, par la sortie officielle cette fois-ci, pour être déposé vers le centre de Gokarna. Akvile, mon amie Lituanienne, m’a conseillé deux trois adresses à petit budget proche de la plage. Malheureusement, tout est plein. Ceci est dû au festival Shivratri qui se tient dans quelques jours. Après des heures de marche, on finit par en trouver une pour 800 roupies pas trop loin de la plage. Gokarna fait partie des rares endroits en Inde où la plage est propre et propice à la baignade. On y reste pour deux nuits. Le temps de visiter Gokarna de profiter un peu de la plage.

Petite anecdote, Aniss boit dans une bouteille d’eau que je viens de remplir avec l’eau du robinet. J’y ai mis un cachet micropur mais il n’a pas encore eu le temps d’agir. En panique, il contacte son médecin français qui ne le rassure pas du tout. Plus de peur que de mal, tout ira finalement bien.

Nous prenons ensuite le bus local pour notre dernière destination ensemble: Goa. Un peu crevé du bus, on finit la deuxième partie en taxi. On arrive à la villa ”Joie de Vivre” pour deux nuits. C’est sympa mais un cran en dessous du Kahani. On loue des scooters. Ils sont tout neufs. Attention à ne pas les abîmer, surtout pour Aniss qui en prend un pour la première fois. On va à la plage et se promène en ville.

On reste deux nuits et on part un tout petit peu plus au nord, à Arambole, toujours dans l’état de Goa. Aniss nous paye encore une fois un hôtel cinq étoiles. Il a certes moins de charme mais c’est hyper confort. Le restaurant est excellent. Même si c’est cher par rapport à mon budget habituel, on mange des plats dignes de restaurants gastronomiques pour 5-10 €.

On loue encore deux scooters. Malheureusement, celui d’Aniss, un peu vieux, va tomber en panne. On passe notre temps à la plage. Un jour, Aniss part faire un massage et se fait un peu emmerder à la sortie. Il s’en sort en expliquant qu’il fait partie de la Légion étrangère et que ses potes l’attendent sur la plage. Après deux nuits, il rentre en France et moi, je me trouve une auberge pas très loin.

Je m’y sens pas hyper à l’aise. Les chambres sont merdiques, pleines de moustiques. La plupart des gens semblent être uniquement ici pour faire la fête et pour finir, on me vole mes tongs. Je reste une seule nuit et je pars. Je rejoins Jack, rencontré quelques semaines plus tôt à Bangalore. Il est dans une autre auberge à l’autre bout de la plage. Je reste deux nuits de plus et je prends le train pour redescendre à Gokarna, que j’avais envie de visiter un peu plus.

Après les dernières nuits à Goa, je veux un peu de confort. Je prends trois nuits dans une auberge pas trop mal, avec une vue magnifique sur la plage de Gokarna. Je rencontre Manon, une Belge. Elle part se trouver une guesthouse à Om Beach, près de la plage. je laisse mes affaires à l’auberge mais je pars la journée avec elle. On passe la journée à aller de plage en plage et à faire bronzette. Le surlendemain, je prends mon sac et trouve une guesthouse à côté de la sienne. La chambre est assez spartiate mais pour quelques jours, ça fera parfaitement l’affaire. D’autant plus que le cadre est magnifique.

Une espagnole que Manon a rencontré dans le bus, Laura, et aussi avec nous. Les journées se ressemblent. On va à la plage, on marche le long de la côte pour aller aux plages suivante et le soir, on termine avec une partie de Kabou, un jeu de cartes, à l’un des restos de la plage. Après 4 jours, je retourne une dernière nuit en auberge puis je prends un bus direction Mumbai où je vais retrouver Tulip.

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