Accueil Carnets de voyage Au pays des Kangourous
0

Au pays des Kangourous

2016-12-27-17.13.10-VINCE-TEL
2016-12-23-13.56.09-VINC-SONY
2016-12-18-13.09.33-VINC-SONY
2016-12-13-13.14.15-VINC-SONY
15941111_10154335827156461_411573644971293511_n (1)
16106047_10154335828406461_2549039443145460850_n
Trek chute
Trek recup eau
Trek eau
Trek pause
trek feu
trek grotte
Trek patonga
Karine & Vincent
2016-12-19-15.44.46-VINC-SONY
Australie Opera
29
0
Retrouvaille avec ma soeur

Après presque deux mois passés en Indonésie, mon visa arrive à expiration. Je m’envole vers l’Australie pour retrouver ma sœur, Karine, qui y habite depuis environ cinq ans. Je passe de la saison des pluies de Bali au ciel bleu de Sydney, le changement est appréciable. Surtout, Je n’ai pas vu ma sœur depuis presque deux ans. C’est elle qui vient me chercher lorsque j’arrive à l’aéroport. L’Australie coûte quand même beaucoup plus cher que l’Indonésie, mais je loge chez elle et économise donc pas mal d’argent. Elle habite dans une colocation dans le quartier de Glebe. C’est un quartier résidentiel plutôt cool avec une petite touche artistique. Elle partage la maison avec Aurélie, une amie française et le fils du propriétaire.

Depuis quelques mois, elle est devenue vegan et me met au défi de manger comme elle lors de mon séjour ici. Défi accepté. Il faut savoir que j’étais un gros mangeur de viande. Je dis j’étais, car je suis depuis devenu végétarien. J’avais un peu peur de manger que de la salade, mais il faut avouer que j’ai été agréablement surpris.

Australie Opera

Le premier week-end, nous allons à Maroubra Beach, une plage au sud de Sydney, avec Aurélie et Elena, une autre copine de Karine. Ouch, l’eau est un peu plus froide qu’en Indonésie bien qu’on soit en été à cette période de l’année en Australie. Comme partout, une fois qu’on est dedans, on s’y fait.

Comme Karine travaille la semaine, je m’organise pour visiter différents quartiers. Je rencontre un Français, avec qui je visite les coins les plus connus. Harbour Bridge (le fameux pont de Sydney), l’opéra, The Rock (le quartier le plus ancien de la ville), …

Certaines journées, je ne fais rien, je me repose. D’autres, je marche le long des côtes plus belles les unes que les autres. Comme cette balade entre les deux plages les plus connues de Sydney : Coogee et Bondi. Ou encore entre Hermit Bay et Watsons bay. De là, j’ai une vue sur tous les bateaux qui rentrent et sortent du port de Sydney.

Un autre week-end, on descend au sud de Sydney pour aller visiter le National Park Royal.

Nous avons prévu de passer Noël chez le père de Blake, son copain. Il habite à Sawtell, une petite ville proche de Coffs Harbour à 500 km au nord de Sydney. Karine ira en avion. Pour ma part, c’est l’occasion de reprendre un petit peu la route après plus de deux semaines. Je vais donc y aller en train en faisant quelques étapes sur la route.
Ma première étape est Newcastle, mais je m’arrête en chemin pour quelques heures à Morisset, pour aller voir des kangourous en libertés. Ils ne sont pas dans un parc, mais sont habitués à voirKangourou Morisset l’homme. Je peux m’en approcher sans problème et les caresser. Arrivé à Newcastle, je trouve une auberge de jeunesse avec mon téléphone et y pose mes valises (mon sac plutôt) pour deux nuits. Je visite une réserve où il y a toutes sortes d’animaux exotiques. Je fini par une longue balade en forêt.

Je reprends le train pour aller à Port Macquarie. Je m’installe dans une auberge appartenant à la même « chaîne » que celle de Newcastle. Celle-ci est vraiment top ! Piscine, baby foot, billard, etc. il y a de quoi s’occuper et faire quelques rencontres sympa. Je sympathise d’ailleurs avec Christian, un Allemand qui parle quelques mots de français. Nous louons des vélos pour visiter la ville. Les vélos en question sont un peu perturbant au premier abord. Il n’y a pas de frein au niveau du guidon. Pour freiner, il « suffit » de bloquer le pédalier avec ses pieds, ce qui amène à quelques freinages non désirés dans les descentes… On s’arrête notamment pour visiter un parc et un centre de réhabilitation pour Koala. Le lendemain, lors d’une ballade en forêt, je croiserais d’ailleurs un Koala sauvage.

Je prends à nouveau le train pour arriver à ma destination finale, Coffs Harbour. Paul, le père de Blake vient me chercher à la gare. Karine arrivera seulement dans quelques jours. Paul, qui est le président du club de Golf de la ville m’emmène taper quelques balles. C’est plus dur que ce que je pensais, mais je m’améliore petit à petit. Je passe mon temps à jouer au ping pong, billard, fléchettes et à la plage. Dur dur la vie … Karine et Blake arrivent et je passe mon premier Noël en short et tong! C’est sympa à faire comme expérience, mais ça ne vaut pas un bon Noël avec le froid, la cheminée, etc.

Karine & Vincent

Je reste encore quelques jours, puis je reprends le train, d’une traite cette fois-ci, jusqu’à Sydney.

On fête le jour de l’an chez Louise et Bastien, un couple d’amis de Karine. On a une vue sur une partie des feux d’artifice de Sydney mais malheureusement pas sur celui du Bridge. Je mélange un peu trop les alcools. Je n’arrive pas à tenir et fini ma soirée à 00h30 …

Je commence à réfléchir et à organiser la suite de l’Australie. Je prévois notamment d’aller faire un tour au Cambodge, au Laos et en Thaïlande. Sans m’y attendre, je reçois un coup de fil de mon ancien chef pour un poste en interne qui s’est libéré. Je réfléchis quelques heures et je me dis qu’il faut savoir saisir les opportunités. Et puis j’ai quand même pas mal voyagé. C’est décidé, je rentrerai en France fin janvier.

Comme ma soeur change de travail, elle a deux semaines de congés. On veut en profiter avant que je rentre. On se planifie une semaine au Vanuatu, un archipel paradisiaque du pacifique. Et comme ça se mérite, on partira avant ça, trois jours en trek avec nos sacs sur le dos.

 

Le trek

Nous organisons un trek de trois jours en autonomie (42 km, 1800 m de dénivelé positif). C’est-à-dire que nous devons emmener toute notre nourriture avec nous et qu’il nous faudra trouver des rivières pour se ravitailler en eau. Sur la carte, il en a plusieurs, mais vu la température actuelle, nous avons peur de tomber sur des cours d’eau asséchés. Nous partons avec quatre litres d’eau chacun. Karine étant vegan et n’ayant pas trouvé de nourriture lyophilisée vegan, nous emmenons avec nous pas mal de choses assez lourdes (boîte de conserve, pita, etc).

On prend le train pour descendre dans la ville de WoyWoy où l’on a réservé une nuit d’hôtel. En se baladant, Karine trouve une petite supérette Bio qui fait des produits vegan et s’achète de quoi manger pour le soir. Le lendemain matin, on prend le bus pour aller à la ville où commence le trek : Patonga

Trek patonga

Avant de vraiment commencer, on s’installe sur une table en bois, face à la mer, pour prendre notre petit déjeuner. Au menu, tortillas à l’avocat. On passe dans un bar pour remplir nos bouteilles d’eau au maximum et on se lance enfin.
Le début monte pas mal, mais on est en forme alors on le fait sans difficulté. Les différents points de vue que l’on a depuis les hauteurs sur la baie sont magnifiques. C’est vraiment motivant de faire un trek dans ce cadre-là. Après deux trois heures de marche, je reconnais l’endroit que j’avais aperçus quelques semaines plus tôt lors de mon trajet en train. C’est d’ailleurs cela qui m’avait donné envie de faire un trek par ici. Nous continuons à marcher. Seuls. Nous n’avons croisé qu’une seule personne qui promenait son chien au tout début. Le poids du sac commence à se faire légèrement sentir sur le dos et le bassin. Nous enchaînons les kilomètres. Qu’est-ce que ça fait du bien de se retrouver dans un tel endroit, loin du stress des grandes villes. Un petit passage vient gâcher notre plaisir. Nous passons devant une déchetterie, où nous apercevons les tracteurs enterrer toutes sortes de détritus… Quelques minutes plus tard, nous passons de l’autre côté de la crête et nous nous arrêtons pour manger. Nous nous installons sur des rochers chauffés par le soleil Australien. Nous sommes en été en Australie à cette période de l’année et la température monte légèrement au-dessus de 35°. Nous étudions la carte que nous avons emmenée avec nous. Nous avançons plus vite que prévu et l’étape du soir n’est plus qu’à une heure et demie de marche. De toute façon, il n’y a pas beaucoup d’ombre par ici et nous décidons de continuer sans s’attarder. Il n’y aura pas plus d’ombre sur tout le chemin jusqu’à notre point d’arrivée.
Pendant quelques centaines de mètres, nous partageons le chemin avec des fourmis. Des énormes fourmis. Il y en a tellement que même en marchant vite, certains montent sur nos jambes et nous piquent. C’est plutôt désagréable. Nous sommes contents lorsqu’on a fini ce passage.

Il est environ 14 h 30 lorsque nous arrivons. La chaleur commence à nous faire tourner la tête et nous sommes bien contents de pouvoir nous reposer. Il y a deux emplacements pour dormir. Untrek grotte pour les tentes et une toute petite grotte, un peu plus haut sur la montagne. Un peu dans les vapes, nous passons devant la grotte sans la voir. On s’en rend compte quelques minutes plus tard et nous revenons sur nos pas. La grotte n’est vraiment pas grande, mais ça fera l’affaire. Il fait un peu plus frais ,ou plutôt un peu moins chaud, que sur l’emplacement pour les tentes. Nous transpirons sur nos tapis de sol alors que la température ne semble pas vouloir baisser. Après quelques heures de repos, nous comptons nos réserves d’eau restantes. Nous sommes partis avec 4L chacun. Il ne reste plus grand chose… Comme nous en avons besoin pour le repas du soir et le petit déjeuner, on se rend compte que ça va être compliqué. Nous ressortons la carte. Le prochain point d’eau se trouve quatre kilomètres plus loin (s’il n’est pas asséché). Après quelques minutes de réflexions sur les différentes options possibles, nous décidons de pousser jusqu’au point d’eau dès ce soir. Nous avons repéré sur la carte un chemin vers une route que nous pourrons alors prendre au cas où il n’y aurait plus d’eau et que nous serions obligés d’abandonner.

A l’heure où nous repartons, il fait un peu moins chaud, mais nous devons accélérer si nous ne voulons pas arriver de nuit. Surtout que nous ne savons pas s’il est possible de dormir près du point d’eau. Alors que nous devons être proche du but, nous apercevons un emplacement parfait pour mettre une tente. Nous trek feucontinuons quelques minutes puis apercevons un reste de chute d’eau où un léger filet coule encore. Il y a par contre une grosse descente avant d’y arriver. Karine a emmené avec elle une gourde filtrante et un laser qui permet de tuer 99,9% des bactéries. Un processus qui dure environ 2 minutes par gourde. On préfère passer deux fois le laser, au cas où … Quel bonheur de pouvoir boire cette eau fraiche après cette dure journée. Après avoir bu un litre chacun et remplit toutes nos bouteilles, nous repartons vers l’emplacement que nous avons vu plus tôt. Il y a en effet trop de moustiques pour rester dormir juste à côté du point d’eau. La montée est rude et les jambes souffrent. Après un dernier effort, nous arrivons. Nous posons nos sacs et montons la tente rapidement. Pendant que Karine prépare à manger, j’allume un feu. Le soleil est en train de se coucher et je profite de ma douche (enfin… une douche avec 0,75 cl d’eau …) pour admirer la vue. Nous n’avons toujours croisé personne depuis ce matin. Nous avons vraiment la forêt rien que pour nous. Nous mangeons rapidement et allons nous coucher.

Le lendemain matin, nous repartons assez tôt, car nous savons que cette journée va être encore plus chaude que la précédente. Juste avant de partir, nous croisons une femme avec son chien. Heureusement pour elle qu’elle n’est pas passé juste quelques minutes plus tôt, lorsque nous étions tous deux partis chacun de notre côté aux « toilettes », pas très loin du chemin puisque nous pensions être seuls. Ce sera la seule personne que l’on croisera jusqu’à la fin. Il faut croire qu’il faut peut-être être un peu fou pour faire ce trek avec cette température.
Nous refaisons un stop au point d’eau pour remplir à nouveau nos bouteilles. Chargés comme des mules, nous reprenons la route. Au fur et à mesure que nous avalons les kilomètres, le soleil chauffe de plus en plus. Nous marchons la majeure partie de la matinée en plein soleil. À la mi-journée, nous croisons la route d’un tout petit ruisseau et nous en profitons pour y tremper les pieds et nous reposer. Comme il n’y a que très peu d’eau, nous ne rechargeons pas nos bouteilles en espérant trouver une meilleure source plus loin. Nous sommesTrek pause maintenant sous les arbres et même si la température n’est pas loin du plus élevé attendu pour la journée (39°), nous sommes au moins un peu protégés. Une grosse descente sur deux kilomètres et nous passons sur un pont au-dessus d’un « bras de mer ». Nous avons ici un grand emplacement pour manger et nous reposer. Un lézard géant nous tient compagnie. Un serpent viendra aussi se cacher sous nos sacs. Même à l’ombre, la température est trop élevée pour reprendre la route.
Comme la veille, nous ne voulons pas marcher pendant le moment le plus chaud de la journée. Les réserves d’eau diminuent de plus en plus. J’ai déjà bu mes quatre litres et il doit rester environ 1 litre à Karine. Et si c’était en train de devenir trop dangereux ? Et si c’était plus raisonnable d’arrêter là? Surtout que l’on voit sur Google maps qu’une route ne passe pas très loin de là où nous sommes. On se pose la question pendant deux bonnes heures. Nous avons le numéro de téléphone d’une personne rencontrée lors de notre étape à l’hôtel avant le trek au cas où nous aurions besoin d’aide. Après avoir pesé le pour et le contre, nous décidons de revenir sur nos pas pour remplir les bouteilles dans la petite source que nous avons croisé avant la descente. Ça nous oblige alors à tout remonter. Trek eauÀ peine une minute après être reparti, il me semble entendre de l’eau couler. Nous nous rapprochons et … BINGO, nous avions une source juste à côté de nous pendant ces cinq heures où nous nous sommes rationnés au maximum. On est quand même content de ne pas avoir à remonter les deux kilomètres. Nous remplissons les bouteilles en traitant l’eau et reprenons la marche dans le bon sens.

Nous marchons quelques kilomètres en forêt tout en longeant un bras de mer. Nous passons par un pont routier puis passons devant quelques maisons avant de s’engouffrer à nouveau en forêt. Pendant quelques minutes, nous sommes envahis de mouches et nous sommes obligés de nous asperger de produit anti moustique. Nous arrivons un peu avant le coucher du soleil à notre prochaine étape. Karine monte la tente pendant que j’allume un feu. Nous n’avons pas eu de source d’eau non salée depuis notre départ de ce midi et d’après le plan, il faudra encore marcher quatre kilomètres le lendemain avant d’en trouver une. Nous essayons d’économiser au maximum nos réserves. On se « douche » à la lingette et on prépare à manger. Dès que nous sommes rassasiés, nous ne tardons pas à aller nous coucher, fatigués de la journée que l’on vient de faire. On se réveille le lendemain avec le sourire. C’est notre dernièreTrek recup eau journée et celle-ci ne devrait pas être la plus difficile. D’une part parce que la température doit baisser d’une dizaine de degré par rapport aux chaleurs affolantes de la veille, mais aussi car nous aurons moins de kilomètres. Nous démontons la tente et repartons. Nous marchons nos quatre premiers kilomètres et arrivons à la source d’eau … ou ce qu’il en reste. Pour essayer de récupérer l’eau la moins croupi possible, je m’allonge juste avant la chute d’eau et récupère l’eau qui tombe avec la gourde. L’eau n’est pas très claire et en plus du traitement au laser, on décide d’utiliser nos pastilles de purification. Une demi-heure de marche plus tard, nous tombons sur un barrage où l’eau semble plus clair. Nous vidons nos bouteilles (en plus les pastilles avaient données un goût d’eau de javel assez désagréable) et reprenons de l’eau ici. Tout au long de cette journée, nous sommes sur une pente Trek chutelégèrement montante. De quoi finir de nous achever. Nous faisons un dernier stop dans un endroit magnifique entre plusieurs petites chutes d’eau, avant de retrouver la civilisation. La fin est dure. Les derniers kilomètres se font sur le bitume et nous arrivons enfin au shop qui indique la fin du trek.

Nous achetons quelques gâteaux et attendons notre bus qui nous emmène à Gosford où nous avons réservé une nuit d’hôtel. Une bonne douche, un bon repas, un bon lit… Nous reprenons le train pour rentrer sur Sydney le lendemain matin. Quelques lessives pour tout laver et nous prenons l’avion direction le Vanuatu.

 

 

Commentaires Facebook

commentaires

LAISSE UN COMMENTAIRE

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *