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25 jours en Inde du Sud

25 jours en Inde du Sud
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Chennai

Comme il y a deux ans, je termine mon travail fin mars. J’ai neuf jours pour terminer les préparations. C’est court mais je reprends pas mal de choses du dernier voyage donc ça tient. J’atterri le mardi 10 avril, vers 16h30 à Chennai, sur la côte Est de l’Inde. Changement brusque de température, et l’air est humide. Je passe la douane, je récupère mon sac et sort de l’aéroport. J’ai fait une erreur de débutant, j’ai oublié de noter l’adresse de l’hôtel que l’on a réservé et de télécharger hors connexion la carte de Chennai sur Google maps…

Après avoir un peu tourné, mon taxi fini par trouver l’hôtel et m’y dépose. Une douche, une sieste, et je prends un Uber pour retourner à l’aéroport chercher ma sœur qui arrive aux alentours de 23h.

Le lendemain, on a une mission : acheter une carte SIM pour pouvoir avoir internet et donc nous simplifier la vie. On ne pensait pas que cette mission allait nous prendre la journée. On est baladé de magasin en magasin pour différentes raisons et on finit finalement au siège de l’opérateur téléphonique. Mais il nous manque une photo d’identité… on est repartit alors pour trouver un photographe. On obtient nos cartes sims en fin d’après midi. Ca nous aura en tout cas permit de visiter un peu Chennai.

Avec toute cette aventure, on n’a même pas mangé le midi. On se trouve donc un resto végétarien rapidement. On a du mal à se comprendre avec le serveur et on commande un peu au pif.

Chennai est une grosse ville bien bruyante et on part en taxi le lendemain au sud vers Mahabalipuram.

Mahabalipuram

Lorsqu’on arrive à Mahabalipuram, Karine est malade et reste dans la chambre alors que je sors pour aller me balader un peu. Je traîne dans les rues. Ce lieu semble être assez touristique mais pas à cette saison. Je rencontre un indien avec qui je discute un peu et qui m’invite à boire un thé et qui me donne quelques bons plans et choses à faire.

Je vais rapidement devant le site archéologique qu’il y a a visiter et un indien parlant français m’accoste. On discute pas mal et il finit par m’emmener dans sa boutique … C’est dommage, je me demande si tout la discussion qu’on a eu n’était pas juste un jeu pour me faire acheter quelque chose. Je fini par lui acheter un « ohm » en granit que je négocie à 900 Roupies (environ 11€) au lieu de 3500 au départ.

Le lendemain, Karine se sent mieux et on va visiter ensemble le site archéologique. On peut y voir la Krishna Butter ball, un énorme rocher qui tient en équilibre, on ne sait pas trop comment, et que personne semble t-il n’a réussi à déplacer. On va aussi visiter le Shore temple, mais on est déçu, c’est cher pour pas grand chose. Il commence à faire très chaud et on rentre à l’hôtel.

C’est à mon tour de ne pas me sentir bien. Je pense que j’ai fait une insolation. Je reste l’après midi à l’hôtel pendant que Karine va se promener. Le soir, elle fait la rencontre de Bérengère, une française en voyage pour 5 semaines en Inde. On prend le petit déjeuner tous les trois ensemble le lendemain matin et comme elle compte aussi à aller à Pondichéry, on partage un taxi pour s’y rendre.

Pondichéry / Auroville

Une fois nos affaires laissés à la chambre, on retrouve Bérengère et on trouve une sorte de cantine indienne où l’on mange pour 1€50. On passe ensuite à l’ashram de Sri Aurobindo qui ne se trouve pas très loin. On passe quelques minutes à méditer et l’on achète des livres intéressants qu’il a écrit sur l’Homme et son côté spirituel. On se ballade un peu dans White Town, le quartier colonial puis on rentre faire une sieste. On se retrouve le soir dans un bar avec vue sur la mer pour boire un coup et manger.

 

Ce n’est pas pour le confort et pour la satisfaction des désirs qu’on vient à Auroville, c’est pour faire croître sa conscience et se consacrer à la Vérité qui doit être réalisée. L’absence d’égoïsme est la première nécessité pour participer à la création d’Auroville.
Mirra ALFASSA - La Mère
Mirra ALFASSA - La Mère
Fondatrice d'Auroville

Le jour suivant, on va faire un tour à Sadhana Forest. Une communauté appartenant à Auroville qui vit avec le minimum. Ils vivent dans la forêt dans des cabanes qu’ils ont construites. Ils sont vegan, zéro déchet et participent à la reforestation des alentours. On fait un petit tour à Auroville et ça nous plait plutôt bien. Ca tombe bien puisque on a programmé avant de partir une visite avec une française qui y vit depuis 17 ans pour le lendemain. La visite est très intéressante et nous permet de mieux comprendre cette ville. On voit aussi les points « faibles » qui ne sont pas forcément mis en avant par le Visitor Center.

On décide alors de passer une semaine sur place pour découvrir plus en détail cet endroit. Tous les matins, on ira méditer au Matrimandir, le centre spirituel d’Auroville. On fera des massages, visite d’une ferme permaculture et de pleins d’autres endroits. On fait des très belles rencontres à notre guest house avec différents couples qui sont sur la même longueur d’onde que nous, ce qui permet d’avoir de longues discussions très intéressantes.

Madurai

Bérengère, que nous avons quitté lors de notre premier jour à Auroville, a ensuite été à l’ashram Sivananda de Madurai et nous l’a conseillé. C’est donc notre prochaine étape. On y arrive après un long trajet en bus de nuit. La température est encore plus chaude que sur la côte. On y reste trois nuits. Le programme est le même tous les jours. On se lève vers 5h45, puis à 6h, on commence par une méditation puis des chants. 7h30 le thé. A 8h, on enchaîne avec deux heures de yoga. A 10h, on mange. Vers 10h45, on fait ce qu’on appelle Karma Yoga, c’est à dire qu’on participe à aider le lieu en pleine conscience. Encore le thé à 13h30 puis un cours de deux heures sur les enseignements bouddhistes à 14h. A nouveau deux heures de yoga à 16h et on dîne à 18h. Une dernière méditation et des chants de 20h à environ 21h30 et on peut aller se coucher.

Les repas sont pris de façon typiquement indienne. Assis par terre, on mange avec les mains où plutôt avec une seule main, la droite. La gauche étant réservé à faire des choses « sales ». On a un peu de mal au départ mais on s’habitue vite. Les journées sont épuisantes, surtout avec cette chaleur mais l’expérience est intéressante.

Kodaikanal

Lors de la visite de la ferme permaculture à Auroville, nous avions fait la connaissance d’un un indien/anglais qui venait d’avoir un terrain sur lequel il voulait faire aussi un jardin permaculture et nous avait proposé de venir passer quelques temps. Nous avons donc prit un taxi vers l’ouest pendant un peu plus de trois heures pour arriver dans le village de Pethuparai, pas loin de Kodaikanal. La température ici, est beaucoup plus fraîche et c’est très agréable.

Le terrain ne lui appartient pas vraiment mais il a fait une sorte de deal avec les propriétaires (des riches propriétaires de plusieurs hôtels et restaurants haut de gamme) pour pouvoir être logé dans la maison du terrain et en contrepartie produire des fruits et légumes bio et en bons. Mais il n’emménage que le lendemain du jour où nous avons prévu de partir. Ce n’est pas grave, on est pendant trois jours avec un couple de grands parents indiens qui habite ici aussi. Ils ne parlent pas du tout anglais, mais au fur et à mesure des jours, on arrive à se comprendre de plus en plus facilement. Ils nous font à manger Matin, midi et soir et on est chouchouté comme leurs propres petits-enfants. On continue ici aussi à manger à l’indienne.

Pour aider, on s’occupe un peu des pieds de tomates qui font la tête en mettant quelques tuteurs et en paillant à l’aide d’herbe et feuilles mortes le sol pour qu’il garde mieux l’humidité. Saraswati, la femme, nous emmène au village pour nous présenter ses parents (son père a 99 ans!), ses enfants et ses petits-enfants. On se retrouve assis par terre au milieu du village entre les poules et les chiens à prendre un thé avec toute la famille. Moment magique !

Petit pincement au cœur lorsqu’on part pour Kochi. La journée de transport sera très longue et fatigante. On prend un premier taxi pendant deux heures puis un bus local non climatisé pendant près de 8h et un uber pour finir de nous amener jusqu’à notre guest house. On est tellement fatigué qu’on s’endort sans manger.

Kochi / Alleppey

Ca faisait quelques jours qu’on se tâtait à faire un tour en bateau dans les backwater (des canaux). On prend un taxi le matin et on arrive à Allepey une heure et demie plus tard. On réserve un bateau et une heure plus tard, on part naviguer. Le bateau comprend deux chambres, deux salles de bains, une cuisine, un coin salon et nous avons l’équipage qui va avec. Un beau cadeau de ma sœur pour mon anniversaire.

Pendant l’après midi, on s’arrête notamment à un salon de massage puis on reprend la route, enfin les canaux plutôt, jusqu’au soir où l’on s’accoste à un endroit pour dormir. J’ai le droit à mon petit gâteau d’anniversaire. Le lendemain, On rentre rapidement jusqu’au port mais Karine ne se sent pas bien du tout. On reprend notre taxi jusqu’à Kochi, et à mon tour de tomber malade. On passe l’après midi au lit. La nuit est horrible, je ne dors quasiment pas, je suis en sueurs tout le temps et quand je vais prendre une douche, je suis à deux doigt de tomber dans les pommes … On pense que c’est dû à une intoxication alimentaire. Peut être le fameux gâteau d’anniversaire …
Le lendemain, ça va mieux pour Karine. Tant mieux car c’est aujourd’hui qu’elle prend son vol pour rentrer en Australie. Moi, ça va un peux mieux mais ce n’est toujours pas ça. Et je dois changer de guest house car je n’avais pas réservé les nuits en avance et elle est maintenant pleine. J’en trouve une rapidement, Karine m’accompagne et prend un uber pour l’aéroport. L’après-midi, je sors pour retrouver Margot, que nous avions croisée à l’ashram de Madurai.

Après encore une nuit, je me sens enfin mieux. Je passe mes trois derniers jours à Kochi à laver mes affaires, traiter deux trois problèmes administratifs, écrire cet article et me reposer.

 

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Commentaire(3)

  1. Bonjour Vincent,

    Qu’il est loin le Technopole et ses habitants…. Ton périple fait rêver. Tu as repris ta liberté d’une bien belle manière. J’ai hâte de lire les prochains billets que tu vas publier ohhh grand gourou 🙂

    Allez pour la route : « Let things come to you »

    Amicalement,

    Barth.

    1. Hello Barth,

      Merci pour ton commentaire.
      Je pense qu’on a moyen de faire grandir notre business ici 😀

      Je m’entraîne à la lévitation et je te tiens au courant.

  2. Salut Vincent,
    C’est super, ton voyage me fait du bon matin, ça me donne envie d’y aller.
    Continue à poster des photos si tu vois ce je veux dire 🙂
    je veux bien faire parti de votre business les gars 🙂
    A bientôt
    Fayçal

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